Publié le 29 décembre 2025 par PlanPaix.fr – Analyses indépendantes pour une paix durable
À la fin de cette année 2025, marquée par près de quatre ans de conflit intensif, les négociations pour un plan de paix en Ukraine entrent dans une phase décisive. Mediées par les États-Unis sous l’impulsion du président Donald Trump, les discussions ont connu une accélération notable ces dernières semaines. Le 28 décembre, la rencontre à Mar-a-Lago entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, suivie d’un appel avec Vladimir Poutine, a été qualifiée de « grande avancée » par les deux leaders. Trump a affirmé que l’Ukraine et la Russie sont « plus proches que jamais » d’un accord, tandis que Zelensky a indiqué que le plan est « 90 % approuvé ».
Ce plan de paix Ukraine 2025, révisé en une version de 20 points après des négociations intenses entre Kiev et Washington, représente un compromis potentiel. Initialement proposé en 28 points (perçu comme trop favorable à Moscou), il a été amendé pour mieux refléter les priorités ukrainiennes. Voici une analyse rigoureuse de son contenu, de ses avancées et de ses points de blocage.
Les principaux éléments du plan de paix américain révisé (décembre 2025)
Le document, dévoilé par Volodymyr Zelensky le 24 décembre, prévoit :
- Cessez-le-feu immédiat et gel des lignes de front : Un arrêt total des hostilités, avec surveillance internationale (satellites, drones) pour détecter les violations.
- Garanties de sécurité solides pour l’Ukraine : Calquées sur l’article 5 de l’OTAN, impliquant une réponse conjointe (militaire et sanctions) des États-Unis et Européens en cas de nouvelle agression russe. Zelensky a confirmé un accord à 100 % sur ce point, avec une armée ukrainienne limitée à 800 000 hommes en temps de paix.
- Non-agression mutuelle : Engagement réciproque de l’Ukraine et de la Russie à ne pas attaquer l’autre.
- Questions territoriales en suspens : Pas de consensus sur le Donbass (contrôlé partiellement par la Russie) ni sur la Crimée. Proposition d’une zone démilitarisée ou économique spéciale, soumise à référendum en Ukraine. Trump a qualifié cela de « point épineux » mais « en voie de résolution ».
- Gestion de la centrale de Zaporijjia : Proposition d’exploitation conjointe (Ukraine, États-Unis, Russie), rejetée par Kiev comme « irréaliste ».
- Reconstruction et prospérité : Fonds internationaux pour rebâtir l’Ukraine, adhésion accélérée à l’UE, et élections en Ukraine post-accord.
- Mécanisme de supervision : Un « Conseil de paix » présidé par Donald Trump, incluant Ukraine, Russie, États-Unis, Europe et OTAN.
Ce plan abandonne deux exigences russes clés de la version initiale : le retrait ukrainien du Donbass et un engagement juridique de non-adhésion à l’OTAN.
État des négociations au 29 décembre 2025
- Optimisme américain et ukrainien : Trump parle de « phase finale » et propose même de s’adresser au parlement ukrainien. Zelensky salue des « progrès constructifs » et une possible signature rapide.
- Réserve russe : Moscou évoque des « progrès lents » et maintient ses revendications territoriales. Le Kremlin rejette l’implication européenne accrue et insiste sur des concessions ukrainiennes.
- Rôle européen : Une réunion à Paris début janvier, annoncée par Emmanuel Macron, portera sur les garanties de sécurité. L’Europe pousse pour un plan respectant pleinement la souveraineté ukrainienne.
Malgré les avancées, les territoires restent le principal obstacle. La Russie contrôle environ 20 % du territoire ukrainien, et Poutine a réaffirmé qu’il obtiendra ses objectifs « par la force ou la diplomatie ».
Analyse prospective : une paix réaliste ou un gel du conflit ?
En tant qu’expert en géopolitique, je considère ce plan comme un compromis pragmatique, fondé sur le rapport de forces actuel. Il évite une capitulation ukrainienne tout en offrant à Moscou un gel honorable du front. Des précédents historiques (comme les accords de Minsk) montrent cependant les risques de violations.
Une paix durable nécessiterait :
- Des garanties vérifiables et dissuasives.
- Un référendum ukrainien pour légitimer tout compromis territorial.
- Une implication multilatérale pour éviter un accord bilatéral imposé.
Sur PlanPaix.fr, nous défendons une approche non-alignée : ni bellicisme ni appeasement. Ce plan de paix Ukraine 2025 pourrait marquer la fin des hostilités actives, mais la reconstruction diplomatique prendra des années.
Que pensez-vous de ce plan ? Une paix juste est-elle possible en 2026 ? Partagez vos analyses en commentaires ou via notre newsletter.
Sources : Déclarations officielles de Zelensky, Trump et Kremlin ; analyses Le Figaro, Le Monde, Reuters (décembre 2025).
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